Ici Chez Moi

Bio
Date Taken: 02 August 2016 18:48

Bio

C'est ici chez moi parce que je réinvente le monde. Promeneur pressé aux aguets des attitudes, des regards et des odeurs, ma mémoire se fixe sur les lieux afin de garder dans un écrin ces rencontres fortuites et fugaces. Mon regard est multiple, mon âme est partout et je réinvente ces lieux qui vous vont si bien

Polyscopie … en Photographie
Date Taken: 01 May 2016 18:58

Polyscopie … en Photographie

Ma photographie se déstructure et se restructure dans le même élan par un acte conscient de cadrage et de composition ; c’est toujours une part de mystère de voir, là, révélée l’image latente. Ainsi ma photographie rattrape-t-elle ma sculpture en combinant des regards sur un sujet, restructurant les angles au gré de mon regard, comprimant telle partie, révélant telle autre, renforçant une ligne, en fondant une autre.
Étonnant.
Et c’est aussi la révélation de mon héritage en me voyant faire de la « slow photography » avec cette méthode : prendre le temps d’un premier round d’observation, trouver les points de vue, décider du cadrage premier puis des autres en incluant et excluant dans une combinaison de composition/cadrage sans les opposer. J’ai retrouvé cette part de la photographie par la contemplation, avant, pendant et après l’acte, cette part qui remet n’importe quel appareil à sa place de moyen pauvre. Reste l’acte. Reste l’acte et cette image photographique comme un cadeau qu’il me faut transmettre en la montrant.
Lorsqu’il a fallu que je dise ce qu’étaient ces photographies je me suis vite rendu compte qu’il était risqué de donner des explications, d’argumenter, de suggérer, et jamais exactement à la même lumière, ni le même courage. Je lui ai donc donné un nom, le nom de Polyscopie, invention d’un jour de pluie. Mon pote Robert dirait :
POLYSCOPIE [pɔliskɔpi] n. f. (XXIe ; poly, du gr. polus « nombreux, abondant » et scopie, du gr. skopos, de skopein « examiner, observer »). Sc. Procédé photographique donnant de multiples impressions.

Aller Simple Pour Une Parenthèse … en photographie

Aller Simple Pour Une Parenthèse … en photographie

Humble résultat de ma semaine de stage photo du 12 au 18 Aout 2013 dans le cadre des Rencontres d'Arles. Ce stage avait pour thème "Photographie documentaire : de l'idée au support".
Stage inspirant et inspiré par Philippe Guionie.

Totémique … en Sculpture

Totémique … en Sculpture

Cette série est une rétrospection de notre évolution depuis sa forme actuelle jusqu’à son origine, et, à la mesure de ma compréhension, de la vision que j’en dégage. C’est aussi une recherche d’humanité, de traces d’humanité, de ce qui caractérise l’humanité au-delà de l’apparence convenue et codée, dans l’intention non pas de regarder ce qui est humain mais ce qui constitue une humanité. C’est une projection de signes allégoriques sur un support inerte d’aspect minéral, a priori impropre à l’expression du corps, de l’être ou du vivant.
L’intention est d’un impressionnisme dans la construction, par juxtaposition de faux-semblants - un creux ici, un renflement là - qui dans leur globalité font office de, et jouent le rôle de trompe l’œil en abusant la perception d’une enveloppe cohérente via une foule de repères chaotiques mais cohérents dans une biologie poétique vraie-semblable.
Dans la continuité de Aspérité je relève ici des points remarquables à nos cheminements, mets en scène des détails qui composent un tout, ou ancre ces nœuds, ces pivots à partir desquels la perception du tout est possible ; ce sont des traces de passages pour les uns, balisant une piste aux successeurs, ou des projections d’explorations à venir en d’autant de voyages potentielles. Le tout est intimement combiné.
L’itération de mes créations n’est pas le développement d’une naissance : c’est la mue récurrente d’un être au contact de cet espace que nous cherchons à organiser, à structurer pour tenter de le maîtriser. Une projection tonique de la vitalité intrinsèque à notre existence, grâce à, ou malgré, une apparente absence d’éclat, un noir sans fond qui force le regard et l’entretient contemplatif.
Poser le regard,
Contempler,
Courir des yeux l’espace offert … et en jouir.


Mars 2012

Essaim … en Sculpture

Essaim … en Sculpture

Essaim n.m. latin examen, de exigere « emmener hors de ».
Groupe d’abeilles, comptant une reine et plusieurs dizaines d’ouvrières qui, à la belle saison, abandonne une ruche surpeuplée en vue de fonder une nouvelle ruche.


L’essaim symbolise le déplacement d’un avoir, d’un être pour perpétuer. L’idée de départ est basée sur la saturation, sur la limite atteinte. On peut penser qu’il faut partir avec ce qu’il y a de meilleur pour avoir ses chances. Le but est le même, la vie, mais c’est la voie et le contenu qui diffèrent par la direction et la donne de départ. C’est à la fois notre propre évolution personnelle, notre vieillissement, et la perpétuation de notre humanité par la génération de « semblables humains » investis d’une partie des bagages des géniteurs. D’une part, le mimétisme de la forme (humanoïde) et de la fonction (survie) assure une reconnaissance et une inscription dans l’environnement. La vie intérieure est propre mais compose avec les acquis et les héritages. D’autre part, des moments de notre vie nous permettent de lâcher une partie de nos bagages et de choisir une nouvelle direction. Nous serons toujours nous même, en étant différenciés d’avant, par nos choix.

C’est l’essaim dans l’essaim. 
Nous pouvons être l’essaim qui à nos belles saisons prend un nouveau départ…

  • 1